marguerite duras

Marguerite Germaine Marie Donnadieu

nenè nell'infanzia  e  margot nell'eta' adulta

welcome duras 

 

 

 

je n'ai jamais écrit
croyant le faire
je n'ai jamais aimè
croyant aimer
je n'ai jamais rien fait
qu'attendre
devant la porte
fermée

 
I have never written and believed that I was writing
never loved and believed that I was in love
I have never done anything but wait in front of a door
that is firmly shut

 

 

duras è il nome della città dove la sua famiglia aveva una casa

e dove  marguerite ha scritto il suo primo ROMANZo

 

   

 

 

sur les traces de l’amant de marguerite duras

1930 - une Française et un Chinois tombaient follement amoureux.   Sublime, forcément sublim   Jean-Marc Béguin

à 15 ans

 

«Que je vous dise encore, j’ai 15 ans et demi. C’est le passage d’un bac sur le Mékong»,

écrit Marguerite Duras dans L’Amant. C’est sur ce bac qu’elle voit pour la première fois le Chinois dans sa belle Morris Léon Bollée. C’était il y a septante ans. Le bac existe toujours et je suis penché sur le bastingage à regarder le Mékong, ce fleuve brun aux mille bras qui se perdent dans cette plaine si intensément verte. Le paysage ne doit pas avoir beaucoup changé depuis ce temps là. Le bac qui permet de se rendre à Sadec effectue ses ultimes traversées. Le 30 avril prochain, un gigantesque pont suspendu sera ouvert au trafic le jour anniversaire de la «libération» de Saigon.
A Sadec, tranquille bourgade du delta à 150 kilomètres de Saigon, l’école de jeune fille que dirigeait Mme Donnadieu, la mère de Marguerite, existe toujours. C’est aujourd’hui une école primaire ou l’on apprend le français dès la première classe. Sa directrice me montre fièrement le livre de l’école où a été collée une photo de Mme Donnadieu et de Marguerite qui doit avoir 7 ou 8 ans.
L’homme qui m’accompagne, Pham Phuoc Long, vient de cette ville. Sa famille était très liée à celle de «l’amant». Ce dernier a bien existé. Il s’appelait Huynh Thuy Lé. C’était un Chinois d’une famille établie ici depuis deux siècles. Sa maison regarde le fleuve. C’est la «maison bleue» dont parle Marguerite. Une belle demeure traditionnelle chinoise construite en 1917. Elle est occupée par la police en ce moment, mais devrait, me dit-on, bientôt être accessible. Elle est plus rose que bleue. Ce sont sans doute les mosaïques qui lui ont donné son nom. Sur le fronton, on devine une inscription presque effacée par le temps: «Huynh Thuan», le père de l’amant. Il avait aussi fait constuire dans le centre de Sadec une pagode. A l’entrée, un homme est affalé dans un fauteuil pliable. Il somnole, accablé par cette chaleur étouffante des après-midi de fin de saison sèche. C’est le gardien de la pagode et l’un des neveux de «l’amant».
Dans un recoin, son lit de bambou et un petit autel improvisé. Une étagère de bois rouge. Et le portrait de son oncle. Sur la photo, il doit avoir une cinquantaine d’année. Ni beau, ni laid, mais un regard intense. Nous brûlons un peu d’encens à sa mémoire. De la relation de son oncle avec Marguerite Duras, il ne sait pas grand-chose. Il n’était pas né et la famille n’en parlait pas. Nous reprenons la route. Au détour d’une rue nous obliquons à gauche, dans un petit chemin en terre. A droite, une gargotte et quelques tables. C’est là qu’habite l’autre neveu de l’amant. Il a 60 ans, une jambe en bois et un fils de 16 mois. Dans l’arrière-cour, il me montre une tombe. Celle de Huynh Thuy Lé, l’amant, décédé en 1972 d’une hémorragie cérébrale. Son neveu raconte sa vie, son mariage avec une Chinoise, dont naîtront cinq enfants, trois filles et deux garçons, sa passion coupable avec la sœur de sa femme: «N’en parlez pas trop, l’honneur de la famille, vous comprenez...   Jamais le Chinois n’a parlé à ses proches de son amour pour Marguerite. Secret de famille que les neveux n’apprendront qu’après la parution du ROMAN et le tournage du film de Jean-Jacques Annaud. Il me raconte la suite. En 1945, le maquis communiste contrôlait la région de Sadec. Les Chinois furent pourchassés et massacrés. L’amant se cacha plusieurs mois dans les maquis verts du Mékong avant de se réfugier à Saigon. Il y vécut au 54 de l’actuelle rue Nguyen Dinh Chien, dans une agréable maison blanche aux volets bruns. Tous les jours, il se rendait au café du coin pour bavarder avec son ami Monsieur Long. «Un jour, un homme est venu prévenir mon oncle que Monsieur Lé ne viendrait pas prendre le café, il était mort», raconte Pham Phuoc Long. La femme de l’amant vit toujours. Elle a 90 ans (al 2000) et habite aux Etats-Unis, comme quatre de ses cinq enfants. Elle reviendra au Vietnam le mois prochain pour se recueillir sur la tombe de son mari. C’est un géomancien de Hongkong, Feng Sui, qui est venu déterminer l’emplacement de la tombe. La famille, dont tous les biens ont été séquestrés en 1975 lors de la réunificiation, se bat maintenant pour en récupérer une partie. «Le plus important, c’est de récupérer la pagode, la mémoire de nos ancêtres. Notre famille est grande maintenant, et nous avons des cousins qui sont dans le gouvernement de la province. Nous avons donc bon espoir», confie dans un demi sourire le neveu.
En reprenant la route pour Hô Chi Minh-ville, M. Long se penche vers mois: «Vous savez, l’amant a connu beaucoup de déception, son mariage a été arrangé par les familles, mais il a vécu toute la fin de sa vie au grand jour avec sa belle-sœur. On en parlait pas, mais à Sadec, tout le monde connaissait son aventure avec la jeune fille française. Mon oncle m’a dit qu’elle était là en retrait et pleurait le jour du mariage de l’amant.» L’amant aussi n’a jamais oublié. Marguerite, dans la dernière phrase de son ROMAN, l’affirme en tout cas: il lui avait téléphoné, un jour de passage à Paris, «il lui avait dit que c’était comme avant, qu’il l’aimait encore, qu’il ne pourrait jamais cesser de l’aimer, qu’il l’aimerait jusqu’à sa mort». Il est décédé dans cette maison de Saigon quelques années plus tard.
Le soleil quitte l’horizon, enflammant le Mékong parsemé de fleurs de lotus. La lune est pleine, les nuages défilent à vive allure dans sa lumière, et les palmiers jouent au théâtre d’ombres dans le ciel entre le bleu et le noir. C’est beau. Simplement beau. En reprenant le bac, je repense, nostalgique, forcément nostalgique, à cette inséparable passion de cette femme pour le Chinois de Sadec, pour ce fleuve et «ses bras qui descendent vers les océans... Dans la platitude à perte de vue, ces fleuves, ils vont vite, ils versent comme si la terre penchait».   

letemps.ch

libri.kelkoo.it   -    unilibro.it  -    LIBRI

 

 

 

.  je suis nee en indochine             .  Tiens   on pourrait parler de ce frere  

 

 

 

In quell'Indocina lontana una ragazzina vive con tutta se stessa una situazione profondamente drammatica, dominata però dal rapporto figlia-madre, una donna quest'ultima psicologicamente complessa che lascia segni diversi in ognuno dei suoi tre figli. La protagonista compirà così scelte a cui palesemente siamo portati ad opporci, a volere che le cose vadano diversamente, ma è solo facendo qualcosa che le cose si cambiano, solo parlando che ci si lega ma lei non lo fa, non sa farlo, non vuole farlo e noi restiamo lì a leggere senza poter farci nulla.      

ilpotereelagloria.com

 

Il loro è stato un amore straordinario e singolare, colmo di conflitti, di amarezze, anche di odio; un amore sempre sulla soglia della fine, ma che sempre è ricominciato. Basta che Marguerite lo porti lungo la Senna, che le ricorda il Mekong, quel fiume dove incontrò il suo amante cinese, oppure a Notre-Dame posata sull’isola, l’Ile de France, o al Cafè de Flore; basta il ricordo di una vita intensa, di una passione che non conosce confini, per essere di nuovo uniti, per ricominciare a scrivere.

reset.it

 

from the 1970s

Duras concentrated on making films and publishing screenplays. With Gérald Depardieu she made the film Camion in 1977. In the 1980s she gained again critical acclaim with her semi-autobiographical  novel L'AMANT (1984, The Lover), about her youth in Indo-China. The book won her the Prix Goncourt, France's most prestigious literary prize, and sold in short time 1.5 million copies. In 1992 The Lover was made into a film, directed by Jean-Jacques Annaud.

"Destruction. A key word when it comes to Marguerite Duras, who uses her novels, her plays and her films to study herself in as many mirrors; she identifies herself with her work to the point that she no longer knows what is autobiographical fact and what is fiction."

kirjasto.sci.fi

 

l'amour la vie la mort la destruction

Un mot clé chez Marguerite Duras, qui se regarde dans ses ROMANs, son théâtre et ses films comme dans autant de miroirs et s'identifie à son oeuvre au point de ne plus savoir ce qui est autobiographie et ce qui est fiction. L'amour, la vie, la mort. Comme tous ses personnages, l'auteur subit la loi impitoyable de la destruction, mais sa propre vitalité et son talent font qu'elle y trouve d'intarissables sources d'ivresse.
diplomatie.gouv.fr

l'impossible vérité sur marguerite duras

«Dans la vie il arrive un moment, et je pense que c'est fatal, auquel on ne peut pas échapper, où tout est mis en doute: le mariage, les amis, surtout les amis du couple. Pas l'enfant. L'enfant n'est jamais mis en doute.»
«Marguerite était géniale par l'intelligence, par le talent, par la simplicité et, en même temps, oui, elle était terrible. Terrible parce qu'elle pouvait être dure, injuste, méchante.»

 

a sa dec qui se souvient?

«J'ai lu le livre, j'ai vu le film, poursuit l'institutrice. Le film ne reflète pas exactement la vie du Chinois. J'ai connu l'amant, Huynh-Thuy-Lê, c'était un homme gentil. Il était très riche. Il avait beaucoup de propriétés à Sadec. Il est mort en 1972.» L'ex-élève de l'école de jeunes filles de Sadec garde surtout de son institutrice l'image d'une femme généreuse. «Mme Donnadieu était sévère seulement avec sa fille, pas avec ses élèves. Mme Donnadieu faisait aux enfants des gâteaux. Elle leur faisait la cuisine. Elle était assez pauvre. Pour une Française, pour une étrangère, elle était pauvre, oui. Mais pour les Vietnamiens, pas tant que ça.»
La vieille Vietnamienne dit que Mme Donnadieu était une femme courageuse: «Elle élevait seule sa famille.»

 

la vérité recomposée de m.d.

Elle était dans un état d'exaltation terrible. Elle discutait politique, soliloquait plutôt. Elle faisait un peu son cinéma, mais elle était fascinante. Et amusante, parce qu'elle fixait sur les gens des passions positives ou négatives. Elle m'a prise en affection par exemple parce que j'habitais à Malakoff! Elle en adorait le théâtre municipal, qui avait joué une de ses pièces. De plus, je vis avec un monsieur qu'elle aimait beaucoup. Elle aimait également les petits enfants et, lorsque je lui rendais visite, je devais lui amener mes filles.
Il paraît qu'elle était autoritaire, revêche. Marguerite a passé sa vie à essayer de se faire aimer d'elle, comme plus tard elle choisira toujours des hommes qui la tromperont.

 

duras par adler

Duras se présente comme une grande résistante? Tiède résistante sur le tard, elle a travaillé pendant plusieurs années dans un organisme contrôlé par les Allemands. Farouche défenseur de l'indépendance algérienne? Elle a signé un ouvrage procolonialiste à peine quelques années auparavant. Son idylle avec le quadragénaire indochinois fut aussi exotique qu'inoubliable? Elle vendit son corps pour payer la drogue de son frère aîné.

 

 

un barrage contre le pacifique

Et pourtant la mère n'avait consulté aucun technicien pour savoir si la construction des barrages serait efficace. Elle le croyait. Elle en était sûre. Elle agissait toujours ainsi, obéissant à des évidences et à une logique dont elle ne laissait rien partager à personne. Le fait que les paysans aient cru ce qu'elle leur disait l'affermit encore dans la certitude qu'elle avait trouvé exactement ce qu'il fallait faire pour changer la vie de la plaine. Des centaines d'hectares de rizières seraient soustraits aux marées. Tous seraient riches, ou presque. Les enfants ne mourraient plus. On aurait des médecins. On construirait une longue route qui longerait les barrages et desservirait les terres libérées.
lire.fr

 

Un barrage contre le Pacifique diventa film
Solo una diga contro le maree può salvare la risaia dell'indomita Isabelle Huppert che farà di

tutto per difendere la sua terra e la sua famiglia. IL ROMANZo della Duras rivive

grazie al regista cambogiano di La macchina di morte dei Khmer rossi.
2008 - comingsoon.it

 

 

 

 

ciao sono io

Anni e anni dopo la guerra, dopo i matrimoni,  i figli,  i divorzi,  i libri, era venuto a Parigi con la moglie.

Le aveva telefonato. Sono io. Lei l’aveva riconosciuto dalla voce. Le aveva detto, volevo solo sentire la tua voce.

Lei aveva detto,   ciao sono io.   Era intimidito, aveva paura come prima, la voce improvvisamente gli tremava e in quel tremito, improvvisamente, lei aveva ritrovato l’accento cinese. …     E poi sembrava che non avesse altro da dire .

Ma poi glielo aveva detto.

Le aveva detto che era come prima -  che l’amava ancora - che non avrebbe mai potuto smettere d’amarla - che l’avrebbe amata fino alla morte.

Des années après la guerre, après les mariages, les enfants, les divorces, les livres, il était venu à Paris avec sa femme. Il lui avait téléphoné. C'est moi. Elle l'avait reconnu dès la voix. Il avait dit: je voulais seulement entendre votre voix. Elle avait dit: c'est moi, bonjour. Il était intimidé, il avait peur comme avant. Sa voix tremblait tout à coup, elle avait retrouvé l'accent de la Chine. Il savait qu'elle avait commencé à écrire des livres, il l'avait su par la mère qu'il avait revu à Saigon. Et aussi pour le petit frère, qu'il avait été triste pour elle. Et puis il n'avait plus su quoi dire. Et puis il le lui avait dit. Il lui avait dit que c'était comme avant, qu'il l'aimait encore, qu'il ne pourrait jamais cesser de l'aimer, qu'il l'aimerait jusqu'à sa mort.
février-mai 1984 l'amant

.

We asked about the drug-squad headquarters, and he confirmed that it had indeed been the Lover's villa. Then he offered to be our tour guide. Our first stop was the tomb of the Lover and his Chinese wife. A white gate marked with Chinese characters hung above the tombs; a neighboring isle had two more, those of the Lover's parents, who refused to let him marry Duras.
Mr. Sang next brought us to the Chua Huong pagoda, built in 1838, to which the Lover had donated heavily. Inside, past a turtle-filled pool,

we discovered an ornate shrine displaying two photographs.   They were, Sang said, Huynh Thuy Le and his wife.
The Lover looked to be in his early 70s, thin and mostly bald, but with "the white skin of the North Chinese" that once caught Duras's attention. Was there regret in his eyes? Years after their affair, he phoned Duras in Paris to tell her "he would never stop loving her for the rest of his life."

global.nytimes.com
    -      my.opera.com   -   nld.com.vn

.

J'ai appris qu'il était mort depuis des années.

C'était en mai 90 ...      Je n'avais jamais pensé à sa mort. On m'a dit aussi qu'il était enterré à Sadec, que la maison bleue était toujours là, habitée par sa famille et des enfants. Qu'il avait été aimé à Sadec pour sa bonté, sa simplicité et qu'aussi il était devenu très religieux à la fin de sa vie.
J'ai abandonné le travail que j'étais en train de faire. J'ai écrit l'histoire de l'amant de la Chine du Nord et de l'enfant : elle n'était pas encore là dans L'Amant, le temps manquait autour d'eux. J'ai écrit ce livre dans le bonheur fou de l'écrire. Je suis restée un an dans ce ROMAN, enfermée dans cette année-là de l'amour entre le Chinois et l'enfant.
Je ne suis pas allée au-delà du départ du paquebot de ligne, c'est-à-dire le départ de l'enfant.

l'amant de la chine du nord  -  collections blanche et folio 1991

 

 

folio  2509 - editions gallimard

 stampa  1997

Huynh Thuy Le muore nel 1972

per  emorragia cerebrale

c'est la garçonnière.

c'est la nuit.

le chinois est revenu de sadec.

l'enfant est couchée.

elle ne dort pas.

ils se regardent sans se parler.

le chinois s'assied

dans le fauteuil.

il ne va pas vers l'enfant.

il dit: 'j'ai bu du choum.

je suis soûl.

il pleure.       .....

avant toi je ne savais rien

de la souffrance...

je croyais que je savais

mais rien je savais.

il répète : rien.  ...

elle le savonne. elle le douche.

il se laisse faire.   ...

les rôles se sont inversés

 

pages 136 et 137

grave of Huang Shuili - Huynh Thuy Le 

Sa Dec - Vietnam

ajc.com  -  basil childers the new york times

nguoiduatin.vn

 

 

2000   -   La moglie dell’amante  Ha novant’anni e vive negli Stati Uniti  COSI COME 4 DEI 5  FIGLI.

la “maison bleue” elegante abitazione cinese di inizio Novecento  e' ora abitata da uno dei nipoti dell’amante.    dice di non sapere molto della relazione tra suo zio e la bambina bianca.   in famiglia non se ne parla,   è uno scandalo .   fa male solo a ricordarla . 

 

 

On en parlait pas

mais à Sadec tout le monde connaissait son aventure avec la jeune fille française.   

Mon oncle m’a dit qu’elle était là en retrait et pleurait le jour du mariage de l’amant

Un nipote di Huynh Thuy Lé   - 2000

www.ruanyifeng.com/blog/2007/03/the_saigon_of_marguerite_duras.html  FOTO

 

Son idylle avec le quadragénaire indochinois fut aussi exotique qu'inoubliable ?  

Elle vendit son corps pour payer la drogue de son frère aîné.

adler

 

 

 

C'est complètement écrit à la va-vite, L'Amant

C'est un désordre total même dans mon cas

Une récréation énorme ces trois mois qu'a duré l'écriture  md

Très vite dans ma vie il a été trop tard.

A dix-huit ans il était déjà trop tard.

Entre dix-huit ans et vingt-cinq ans mon visage est parti dans une direction imprévue. A dix-huit ans j'ai vieilli. Je ne sais pas si c'est tout le monde, je n'ai jamais demandé. Il me semble qu'on m'a parlé de cette poussée du temps qui vous frappe quelques fois alors qu'on traverse les âges les plus jeunes, les plus célébrés de la vie. Ce vieillissement a été brutal. Je l'ai vu gagné mes traits un à un, changer le rapport qu'il y avait entre eux, faire les yeux plus grands, le regard plus triste, la bouche plus définitive, marquer le front de cassures profondes. Au contraire d'en être effrayée j'ai vu s'opérer ce vieillissement de mon visage avec l'intérêt que j'aurais pris par exemple au déroulement d'une lecture. Je savais aussi que je ne trompais pas, qu'un jour il se ralentirait et qu'il prendrait son cours normal. Les gens qui m'avaient connue à dix-sept ans lors de mon voyage en France ont été impressionnés quand ils m'ont revue, deux ans après, à dix-neuf ans. Ce visage-là, nouveau, je l'ai gardé. Il a été mon visage. Il a vieilli encore bien sûr mais relativement moins qu'il aurait dû. J'ai un visage lacéré de rides sèches et profondes, à la peau cassée. Il ne s'est pas affaissé comme certains visages à traits fins, il a gardé les mêmes contours mais sa matière est détruite. J'ai un visage détruit.
Que je vous dise encore, j'ai quinze ans et demi.
C'est le passage d'un bac sur le Mékong.
L'image dure pendant toute la traversée du fleuve.
J'ai quinze ans et demi, il n'y a pas de saisons dans ce pays-là nous sommes dans une saison unique, chaude, monotone, nous sommes dans la longue zone chaude de la terre, pas de printemps, pas de renouveau.

hommesansqualites.blogspot.com

 

Quaderni della guerra e altri testi
I "Quaderni della guerra" costituiscono la parte più importante degli archivi depositati da Marguerite Duras all'lmec (Institut Mémoires de l'édition contemporaine) nel 1995. Scritti tra il 1943 e il 1949, sono rimasti a lungo chiusi nei mitici "armadi blu" della sua casa di Neauphle-le-Chàteau; la loro pubblicazione permette l'accesso a un documento autobiografico unico e a una testimonianza preziosa sul lavoro letterario della scrittrice ai suoi inizi. Il contenuto di questi quattro quaderni eccede ampiamente il quadro della guerra, malgrado la nota apposta da Marguerite Duras sulla busta che li conteneva, ora diventata il titolo del volume. In effetti, troviamo racconti dove evoca i periodi più cruciali della sua vita, in particolare la gioventù in Indocina; abbozzi di ROMANZI in corso, come Una diga sul pacifico o "Il marinaio di Gibilterra"; o il racconto all'origine de "Il dolore". Dieci "altri testi" inediti, contemporanei alla stesura dei quaderni, completano quest'immagine di un'opera nascente dove si disegna l'architettura primitiva dell'immaginario durassiano.

ibs.it

le botte della madre    gli insulti del fratello      i baci dell'innamorato
.. bello soprattutto il
Quaderno rosa marmorizzato (pieno  di scarabocchi infantili del figlio Jean)  in cui la Duras racconta di sé bambina e poi ragazzina alle prese con l’innamorato indocinese
..      era un indigeno basso e butterato
(Léo)     che però possedeva una macchina bellissima      una Morris Léon-Bollée su cui Marguerite si faceva scarrozzare (e in cui la sera si infilava tutta la famiglia della Duras, compresa la madre, per andare nei locali notturni a sbafo).         Lei con lui ballava soltanto il tango    ..
Per il resto di quel grande amore famoso e immortale     la Duras sputò per un giorno e una notte interi quando Léo in macchina provò a baciarla con la lingua, e gli si concesse una volta sola in due anni, con ripugnanza.

Annalena Benini - ilfoglio.it

Un giorno, la mia venerabile, venerata e terribile madre, ruzzolò giù, sotto i miei occhi, per tutta la scala di una stazione di metrò. Andò giù battendo il sedere per terra. E io, al vedere la sua venerabilità ruzzolare a quel modo e ritrovarsi in quella posizione del tutto imprevista, scoppiai a ridere di un riso irrefrenabile. E mia madre a dirmene di tutti i colori e chiedermi di aiutarla ad alzarsi. E la gente intorno a indignarsi al vedere una figlia ridere così di sua madre. E alla fine mia madre, che non era priva di vis comica, si mise a ridere anche lei con me, contro la folla.
quaderno beige - quaderni della guerra e altri testi

 

 

 

 


 

TURISMO A SA DEC
Ben Thanh Tourist introduces a tour to the Mekong Delta’s Sa Dec City which is famous for its colorful flower villages and old houses and pagodas.
... tourists will be taken to Huynh Thuy Le ancient house, an outstanding example of the combination of Eastern and Western architecture. The house was built in 1889 by
Huynh Thuy Le who was the inspiration for the famous French writer Marguerite Duras ...

english.vietnamnet.vn

 

 famiglia huynh thuy le

 

 

 

 

 

 

 

 

 

...

La storia della mia vita non esiste

Proprio non esiste

Non c' è mai un centro non c' è un percorso una linea

Ci sono vaste zone dove sembra  ci fosse qualcuno

ma non è vero non c' era nessuno
...

Il difficile non è raggiungere qualcosa -  è liberarsi dalla condizione in cui si è

...

lei stava appoggiata al parapetto.

Come sul traghetto la prima volta. sapeva che la stava guardando.

Anche lei lo guardava

non lo vedeva più ma continuava a guardare verso la forma dell'automobile nera.

E poi alla fine non l'aveva più vista.

Era sparito il porto e poi la terra.
l'amante

 

 

 

niente del lavoro fatto in precedenza può prepararti all’attimo

in cui hai davanti una pagina bianca

 

*

 

4 aprile - auguri  margot !

 

 

 

 

WELCOME       DURAS_1      DURAS_2      DURAS_3       DURAS_4      DURAS_5

 

 

links

www.margueriteduras.org

http://societeduras.com

www.facebook.com/societeinternationalemargueriteduras

www.durasmonamour.it/it/index.htm

http://remue.net/cont/duras01.html

www.lexpress.fr/culture/livre/l-impossible-verite-sur-marguerite-duras
www.benoitjacob-editions.fr
 

http://clarence.com/contents/cultura-spettacolo/societamenti/autorial/duras

viviane.vog.free.fr/duras.html

www.brainyquote.com/quotes/authors/m/marguerite_duras.html 

www.marguerite-duras.org/

www.zam.it/home.php?id_autore=535

http://sauseschritt.twoday.net/stories/1641866

www.girodivite.it/antenati/xx3sec/_duras.htm  

www.arte.tv/sites/fr/marguerite-duras/bienvenue-chez-duras - interattivo

www.lafeltrinelli.it/libri/marguerite-duras/215337    -   ebooks

 

 

 

 

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