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Paul Etienne Dionysos
jEAN MASCOLO
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DIT
OUTA
JE NE SUIS PAS DURASSIEN
Il y a des
durassiens pour le faire
Moi je ne suis pas durassien
Je suis le fils de Marguerite Duras . son fils unique
On a vécu quarante-neuf ans ensemble
C'est affectif. maman... maman-Outa...
quarante-neuf ans de vie commune
Mais durassien non.
Voilà
.....
J'ai adoré ma mère, elle
m'a adoré, pendant quarante-neuf ans. Même si souvent nous avons formé
un
couple infernal. Mon père a été mon meilleur ami. Elle m'a appris la liberté.
A sauve-garder une sauva-gerie et, surtout, à faire la cuisine. Lui - hormis
l'amour de la lecture - m'a inculqué le goût du jardinage et celui de la
médi-tation qui va avec !
Jean Mascolo ........ explique pourquoi on l'appelle
Outa depuis plus de cinquante ans. Jean (également prénommé Paul,
Etienne, Dionysos) avait deux mois lorsque ses parents Dionys Mascolo et
Marguerite Duras séjournèrent, en août, à Château-Chinon chez François
Mitterrand. Or, au mois d'août, sévissent les aoûtats, acariens appelés
aussi «vendangeons». Ces perfides firent du nourrisson leur proie. Il
hurlait. D'aoûtat à Outa... le diminutif lui resta. Quand elle serrait son
petit garçon dans ses bras, Marguerite déclinait les deux syllabes en un
japonisant «Outa-yo-ti-mitou». Jean, ça sonne sérieux. Outa, c'est autre
chose... Plus tard, il grimperait trop haut dans les arbres, et nagerait
trop loin dans la mer. «J'avais peur tout le temps», a dit Duras, dans les
moments radieux où elle évoquait «ce seul amour inconditionnel», le maternel,
«... à
l'abri de toutes les intempéries, il n'y a rien à
faire, c'est une calamité, la seule du monde, merveilleuse». Avant Outa,
elle avait perdu un enfant de son mari Robert Antelme, en 1942, à la
naissance
http://paris70.free.fr/outa.htm
www.premiumwanadoo.com/ed.benoit.jacob/presentationbenoitjacob.html
DIALOGUS
........En effet,
Outa
(le surnom de mon fils)
a publié ce
livre de recettes sans consulter quiconque. Cependant, il ne fait que
rééditer son geste de vouloir se faire un peu d'argent avec mes textes. Vous
n'êtes pas sans savoir que L'Amant a été au départ son projet: il voulait
publier des photos de mon enfance. Mais les Éditions de Minuit ont préféré
que j'agrémente chaque photographie d'un texte. Finalement, le texte a paru
sans photo, d'où la fameuse photo manquante du bac, qui n'existe d'ailleurs
pas. Ainsi, de manière toute pragmatique, et en étroite continuation avec
mes réfléxions sur la vie matérielle, ce livre de cuisine me plaît beaucoup.
Je n'en veux pas à Outa, tout au contraire, je suis heureuse que mes
recettes, qui sont surtout de petites fictions à part entière, trouvent à
évoluer entre les mains des cuisinières (je ne suis pas folle, les hommes ne
savent pas faire la cuisine). Si les femmes qui tiennent maison, comme je
l'ai souvent dit, ont le rôle ingrat d'inventer leur emploi du temps, elles
auront là un petit réconfort de ma part. Et je dois dire que la très jolie
carte postale, insérée à la fin de livre et qui donne la liste des produits
que tout ménage qui se respecte doit avoir en permanence, me réjouit par sa
beauté.
MD
www.dialogus2.org/DUR/lederniermd.html
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Vous êtes allée au Vietnam. Le fils de Marguerite, Jean Mascolo, vous a
autorisée à consulter les dix huit cartons d'archives inédites déposés à l'Institut
Mémoires de l''Edition contemporaine (Imec). Vous avez peu travaillé, en
revanche, avec Duras elle-même, qui considérait que tout était dans son oeuvre.
L. ADLER
- C'est vrai. Mais j'ai
voulu faire un travail d'historienne. J'ai dialogué avec Marguerite jusqu'à la
fin, par téléphone interposé: Je ne pouvais pas me contenter de ce qu'elle me
disait ou voulait me faire dire. Les cartons d'archives, où il y avait de tout,
des étapes de livres, des recettes de cuisine, des fleurs séchées, des tracts du
PC, furent une mine. J'en ai vu surgir une Marguerite Duras différente, certes
mais tout à fait fascinante. Je me suis rendu compte du travail colossal que
représentait son oeuvre, ce travail sur la langue pour atteindre à l'épure. Dans
ses cahiers elle récrivait tout. Elle travaillait comme une couturière, comme
quelqu' un qui sans cesse remet sur le métier son ouvrage. C'est un beau
parcours dans le siècle, quand on y pense. Qu'elle n'ait pas été aussi
résistante qu'elle le prétendait ou le rapport maladif qu'elle entretenait avec
l'argent n'ôtent rien à la valeur d'une oeuvre qui s'est confondue avec sa vie.
Elle a même fini
par croire en sa légende
à cette
Marguerite Duras qu'elle s'était inventée
Laurent Lemir - Le Nouvel
Observateur 1998 -
FG Le Piane
faustartepoesia.org
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DIONYs Mascolo
grande intellettuale francese del Novecento
ed ex compagno della Duras,
disse di
lei
"Nel corso del
tempo Marguerite ha trovato uno stile tutto suo, particolare, una
scrittura che, spessissimo, somiglia al linguaggio parlato, senza lunghi
periodi, senza proposizioni subordinate, con un concatenamento di
proposizioni principali. È ciò che i linguisti chiamano stile
paratattico, fatto cioè soltanto di proposizioni principali: 'Sono qui,
ti sento, ti aspetto, mi vedi, ti vedo, ti rispondo, mi risponderai'
eccetera. Lo stile paratattico è questo. E adesso lei domina
assolutamente questo tipo di scrittura, che non dominava invece nei
primi anni in cui scriveva. Era timidissima, allora, e anche molto
angosciata davanti alla scrittura. Ha sempre lavorato con grande
scrupolo e ha via via superato tutte le insicurezze. È difficile tentare
di spiegare il perché del successo che ottiene un autore in un preciso
momento e che non ha mai riscosso in passato facendo cose magari anche
migliori. Ciò resta un mistero. Non ho affatto pretese di obiettività,
ma se mi si chiede un giudizio personale sulle opere letterarie e
cinematografiche di Marguerite, posso dirle che pongo il film India Song
al di sopra di tutti gli altri suoi film e al di sopra di tutti i suoi
libri..."
wema.com
web.ifrance.com
Dionys Mascolo
1916-1997
philosophe,
auteur entre autres de Pour un communisme de pensée, a 82 ans. «J'ai
connu Marguerite pendant la guerre, en 1942. Je travaillais chez
Gallimard, elle était secrétaire de la commission qui attribuait du
papier aux éditeurs.
Nous avons tout de suite sympathisé dans l'admiration ou le mépris pour
certains li
vres. C'est-à-dire que nous étions dans une entente esthétique.
Entre nous,
il y a eu une entente sur tout... y compris, je
dirais, dans la Résistance. C'était assez rare, les femmes, dans la
Résistance. Elle, elle était militante.
C'est ça qui a fait entre nous une entente plénière. Marguerite n'était
pas une ''call-girl"; elle était séduisante par son intelligence.
Nous nous sommes beaucoup aimés.
Et elle voulait avoir un enfant. Il désigne
Outa, qui écoute. «Celui-ci n'est pas un enfant du hasard, c'était
volontaire. Elle m'a dit: ''Je veux avoir un enfant..." Et moi? J'ai
accepté.»
http://www.lexpress.fr/culture/livre/l-impossible-verite-sur-marguerite-duras_802216.html
http://www.imec-archives.com/fonds_archives_fiche.php?i=MSC
Ogni volta Maguerite Duras si lancia nel campo minato della
"psicologia del profondo",
con la stessa sovrana "imprudenza", propriamente femminile che
consiste,
secondo Dionys Mascolo, in una
"inconcepibile fiducia nell'ignoto in quanto ignoto".
sicurezza, noncuranza, energia fondata sull'oblio, su un oblio
totale e voluto.
jacqueline risset - unita -
FG Le Piane
www.faustartepoesia.org
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